Thèse réalisée sous le thème « Entrepreneuriat social »

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Résumé du travail :

En préambule, cette thèse est réalisée sous le thème « Entrepreneuriat social » par Monsieur Yassine Baghdadi étudiant chercheur au Laboratoire « Economie Sociale et Solidaire et de Développement Local » à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Oujda, encadré par Monsieur Abdelkader Maaroufi Laboratoire « Economie Sociale et Solidaire et de Développement Local »  Enseignant à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Oujda, dans le but d’obtention du titre de doctorat.

En résumé, L’Entrepreneuriat Social a pris depuis ces vingt dernières années une ampleur considérable. S’il est encore trop tôt pour dire dans quelle mesure, la crise financière de 2008 ainsi que la récente crise sanitaire du Covid-19 ont confirmé cette tendance, il est d’ores et déjà acquis qu’il a suscité un regain d’intérêt pour cette économie.

Un double constat, que de nombreux chercheurs et journalistes peuvent aisément faire. Cependant, demeure la question de la définition de l’Entrepreneuriat Social, et peut-être plus encore de son rôle économique et social en ce début du 21ème siècle. Pour quelles raisons, alors que la société industrielle est parvenue à maîtriser des technologies et des savoirs de haut niveau bute t-elle encore et toujours sur la question de la répartition d’une richesse matérielle et immatérielle qui est le fruit d’un travail collectif ?

Une question qui en appelle immédiatement bien d’autres : quelle-est aujourd’hui la place de l’Entrepreneuriat Social dans les pays industrialisés et en développement à l’heure actuelle ? A t-il pour vocation à n’être qu’une roue de secours permettant de prendre en charge les effets de la crise économique (chômage, exclusion sociale, précarité et pauvreté) ? Ou bien l’ESS peut-il devenir un principe général d’organisation de l’économie ?

Faire de la rétrospective est un exercice difficile et formuler des hypothèses plausibles suppose une étude du passé, mais aussi et surtout des fondamentaux du système capitaliste. Celui-ci a deux fondements : la propriété privée et la libre concurrence. Dans ces conditions, le développement de l’Entrepreneuriat Social peut-être conçu comme le fait d’initiatives individuelles qui tentent de suppléer les défaillances des entreprises des secteurs public et privé en matière de protection sociale et environnementale ?

De nombreuses organisations de soutien et de promotion de l’entrepreneuriat social ont vu le jour. Des fondations comme Ashoka, Avina, Schwab et Skoll identifient les entrepreneurs sociaux afin de soutenir leurs activités et leur développement. Ensemble, ces quatre fondations investissent plus de 75 millions de dollars par année (Spitzeck et Janssen, 2010). Les écoles de gestion les mieux cotées du monde (Columbia, Harvard, New York University, Oxford, Stanford, etc.) offrent aujourd’hui des spécialisations en entrepreneuriat social dans leurs programmes et organisent des conférences sur le sujet. Une série d’éléments peut expliquer cet engouement croissant.

Premièrement, l’entrepreneuriat social est générateur de bienfaits et de progrès dans des domaines aussi larges et variés que les soins de santé, le développement durable, la livraison de biens et de services aux plus démunis ou la défense des droits de l’Homme. Il est donc reconnu pour ses capacités à traiter de manière innovante des problèmes sociaux de plus en plus complexes (Johnson, 2000; Thompson, Alvy et Lees, 2000). Il est également considéré comme une réponse aux problèmes de financement des organismes sans but lucratif (Dees1998a, 1998b).

Deuxièmement, s’il est généralement admis qu’en pratique l’entrepreneuriat social n’est pas un phénomène nouveau, la formulation est relativement récente. Le terme «entrepreneuriat social», traduction de l’expression anglophone «social entrepreneurship», remonte au début des années 1980 et est apparu aux États-Unis, où des organisations visant à apporter leur soutien à des individus porteurs de changement pour la société, comme Ashoka, ont vu le jour. Les termes « entrepreneuriat» et «social » peuvent d’ailleurs sembler être en opposition. Le concept brouille les frontières traditionnelles entre les secteurs public et privé et donne naissance à des entreprises hybrides (Johnson, 2000 ; Wallace, 1999) guidées par des stratégies de création de valeur double, à la fois sociale et économique (Alter, 2006). Cette hybridation intrigue et donne lieu à un nombre croissant de discussions.

Troisièmement, bien que prometteur en termes d’impact tant social qu’économique tel que la création d’emplois, l’entrepreneuriat social est aujourd’hui freiné par des défis inhérents à sa nature hybride. Ces défis soulèvent de nombreuses questions et suscitent l’intérêt des chercheurs de nombreux horizons géographiques et disciplinaires. De façon générale, un consensus se dégage aujourd’hui pour souligner l’importance de la compréhension de l’entrepreneuriat social (Dees, 1998a, 1998b; Dey, 2006; Weerawardena et Sullivan Mort, 2006). Le phénomène est toutefois relativement plus reconnu dans le monde anglo-saxon, ce qui justifie également l’intérêt de ce numéro spécial.

La recherche s’accorde sur la nécessité d’une théorisation solide et d’une validation empirique de l’Economie Sociale et Solidaire comportant ses différents acteurs (Coopératives, associations, mutuelles) ainsi que l’entreprise sociale objet de notre étude. Ce concept mérite une réflexion plus approfondie à différents niveaux (organisationnel et financier) au niveau international et plus particulièrement dans le contexte marocain.

Le concept de l’entrepreneuriat social a été accentué par les conséquences de la pandémie du Covid-19 ainsi que la récente guerre en Ukraine, la situation économique devient de plus en plus compliquée pour de nombreux pays, les entreprises classiques ne soutiennent plus la balance économique, les disparités sociales n’ont jamais été plus grandes et ce depuis des décennies, tant de problèmes qui nécessitent de tirer la sonnette d’alarme et de revoir nos modèles économiques en mettant au cœur de leurs projets l’humain et le développement durable, d’où la nécessité de préparer le terrain et d’innover pour développer ce type d’entrepreneuriat avec une alternative de financement via le Crowdfunding se présente pour ce type d’entreprise, un financement détaillé sur la thèse ainsi que les grandes lignes de ce concept via notre deuxième article scientifique.